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LIRE POUR EN SORTIR : LA RÉINSERTION PAR LA LECTURE

La Fondation poursuit son soutien à Lire pour en Sortir qui accompagne la réinsertion par la lecture des personnes détenues.  En 2014, l’association a contribué à faire modifier le code de procédure pénale : désormais la pratique d’activités culturelles est éligible à des réductions de peine.
 

« Les vraies causes du crime s’appellent la misère et l’inculture, la révolte du déshérité, la peur de l’avenir, la haine des autres et la détestation de soi », estime Alexandre Duval-Stalla, avocat et président de l’association. Il s’agit pour le détenu, grâce à la lecture, de « prendre possession de sa propre dignité ».

Lancé en 2015, le programme personnalisé de lecture, le dispositif phare de l’association, offre la possibilité aux détenues volontaires d’obtenir des réductions de peine grâce à la lecture de la série de livres suivie de la rédaction de fiches de lecture. Le programme a déjà bénéficié à plus de 3 500 personnes dans 21 prisons. Grâce à l'engagement de plus de 160 bénévoles, près de 12 000 livres ont été lus par des personnes détenues.

Parrainée par Leïla Slimani, romancière primée au Goncourt 2016, l’association organise également des rencontres avec des écrivains. Xabi Molia (lauréat Écrivain 2000) a participé à l’une de ces rencontres, il revient sur son expérience : « On se retrouve, en prison, face à des situations de vie où les livres font du bien. En participant à ce genre d'initiatives, l'auteur fait donc plus qu'une bonne action : il se donne la possibilité d'éprouver la nécessité de sa fonction. »  Depuis son lancement, plus de 60 rencontres auteurs-détenus ont été organisées dans toute la France (Arras, Châlons-en-Champagne, Mont-de-Marsan, Nice, Roanne, Versailles, Saint Denis…) avec des personnalités telles que Joël Dicker, Matthieu Ricard, Catherine Soullard…

Cette année, la Fondation Jean-Luc Lagardère soutient tout particulièrement un nouveau dispositif mis en place par l’association, « Lire avec son enfant », qui sera expérimenté au cours des prochains mois dans 4 établissements tests. Alors que 40 000 enfants rencontrent un de leur parent dans le cadre d’un droit de visite en prison, l’association souhaite lutter contre l’altération des liens entre eux. Les parents pourront choisir un à quatre livres jeunesse par an, qu’ils s’exerceront à lire à voix haute avec un bénévole de l’association puis qu’ils remettront à leur enfant au moment du parloir. L’objectif ? Réunir le parent détenu et son enfant autour du livre et contribuer à faire découvrir la lecture aux enfants.


Quand les livres ont le pouvoir de changer les hommes !


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