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LAURÉATE DE LA BOURSE
2016

Projet primé : préparer la sortie de son premier album, À ta merci, prévu début 2017 (réalisation d’un clip vidéo, scénographie pour les concerts…).

Punks not dead
« J’ai grandi dans l’amour et la tendresse » dit Flora Fischbach-Woiry. « J’étais une petite fille solitaire. » reconnaît-elle. Sa sœur a huit ans de moins qu’elle. Sa mère – aide-soignante – et son père – routier – travaillent beaucoup. Dans la maison, rien de superflu. La musique n’est pas très présente. Flora ne court pas les cours de solfège. Un souvenir musical tout de même : deux disques qu’écoutaient ses parents : l’un de Queen, l’autre de Texas.
Quand Flora a 15 ans, la famille quitte la Normandie pour les Ardennes, Charleville-Mézières. « C’est comme une seconde naissance » dit Flora qui s’ouvre au monde, écoute de la musique, va aux concerts. « Surtout des concerts de métal, il y en avait beaucoup dans la région. » Un jour, à la fin d’un concert, elle passe dans la loge pour féliciter le chanteur. Il lui propose de l’accompagner. « Il a trouvé que j’avais du bagout » explique Flora. Ils ont quinze ans d’écart, elle ne chante pas, ne connaît rien à la musique, mais évidemment, elle accepte. Ainsi commence pour Flora l’aventure Most agadn’t, « groupe post-punk ».
Parallèlement, alors qu’elle devrait être en seconde, Flora décide d’arrêter l’école. « Je m’ennuyais, je voulais vivre, découvrir le monde. » Elle trouve dès le lendemain un travail de photographe sportif en répondant à une annonce. Elle n’avait jamais fait de photo, mais elle a le poste. Oui, c’est vrai, Flora a du bagout et de la répartie.
 
L’après Most agadn’t

Pendant quatre ans de concerts, Flora s’est égosillée sur scène en mauvais anglais. Elle décide d’arrêter, mais la musique, elle, est bien là. « C’était devenu mon exutoire. Certains font du sport, moi je faisais de la musique. » Elle achète une tablette, et dans sa chambre, compose des chansons. D’abord en anglais. Pour le français, elle ne se sent pas légitime et préfère s’entourer d’amis talentueux. Puis il est temps de remonter sur scène, Flora devient alors Fishbach (elle emprunte le nom de jeune fille de sa mère et enlève une lettre). Très vite, la presse la compare à Niagara ou à Catherine Ringer, même intensité dans la voix, même énergie sur scène. Elle quitte les Ardennes et s’installe à Reims et puisqu’il faut bien vivre, devient intervenante musicale en milieu hospitalier, notamment auprès de malades souffrant d’Alzheimer. « Personne ne voulait y aller, moi, j’ai toujours accompagné ma mère dans ses tournées. La vieillesse, la maladie, ça ne me fait pas peur. » L’expérience est une révélation. « Je me sentais utile et si la musique devait s’arrêter un jour, c’est le métier que je ferais. »

Musique
Mais la musique ne va pas s’arrêter. Fishbach passe de Reims à Paris. Elle écrit des chansons, enchaîne les concerts, et enregistre des maquettes qu’elle refuse d’envoyer. « Je suis perfectionniste, je ne voulais pas présenter des projets inaboutis. » Un ami envoie discrètement son travail à quelques producteurs. Deux jours plus tard, Michel Nassif, cofondateur du label Entreprise, vient assister à un de ses concerts. « Ce fut une vraie rencontre, se souvient Fishbach, j’ai le sentiment qu’on s’est trouvé mutuellement. » Le contrat est signé. La presse spécialisée repère sans tarder ses chansons électro-pop. En quelques chansons Fischbach se fait un nom.
 
Concerts
Aujourd’hui Fishbach s’entoure d’artistes : Nicolas, Alexandre, Michelle. Ensemble, ils préparent une tournée en France et en Europe pour promouvoir l’album. « La bourse va me permettre d’organiser au mieux la tournée, de réaliser nos vidéoclips, d’acheter le matériel, les costumes, de prévoir la scénographie pour les concerts. » C’est un spectacle qu’il faut créer, chaque morceau est alors revisité. Il n’y a plus qu’à voir sur place. Ça tombe plutôt bien, une tournée est annoncée…

Actualités

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