Comme beaucoup d’écrivains, Célia Lévi voulait faire du cinéma. Elle écrit un scénario : deux jeunes filles qui s’échangent des lettres. Une voix off devait lire les courriers et, à l’écran, on devait voir des images tournées en 8 mm. Finalement, au bout de la quatrième lettre, Célia a la conviction que ça ne fonctionnera pas. Néanmoins, elle poursuit son travail et termine ainsi son premier manuscrit épistolaire qu’elle soumet à plusieurs éditeurs, dont les éditions Tristram. Ainsi paraît Les Insoumises en janvier 2009.
L’année suivante, dans Intermittences, elle raconte l’histoire d’un jeune artiste confronté aux rouages de l’administration. « J’ai eu quelques déboires avec les Assedic », concède-t-elle en souriant. Avant la parution du livre, elle part pour Shanghai. Un voyage de trois mois qui s’est transformé en un séjour d’un an : « J’en avais besoin à ce moment-là », justifie-t-elle. La Chine l’a séduite. En rentrant, elle se remet au travail pour son nouveau projet. « J’écris généralement de 18 heures à minuit. » Écrire demande de la discipline. Elle fait aussi des traductions, en italien et en chinois.