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L’installation Fluid, de l’artiste Tsai Chia-Wen, présenté lors de la Nuit Blanche 2011


La Fondation Jean-Luc Lagardère a été heureuse de soutenir Fluid,  installation lumineuse et sonore réalisée par l’artiste taïwanaise Tsai Chia-Wen, présenté à l’occasion de la Nuit Blanche à Paris, le samedi 1er octobre.


Fluid est une installation sonore et lumineuse réalisée à l’origine, à la piscine Marie et Pierre Curie pour la ville de Mulhouse. Pour La Nuit Blanche 2011, cette installation a été présentée à la piscine la plus ancienne de Paris, la piscine Château Landon (dans le 10ème arrondissement).

Autour du bassin, trois vidéoprojecteurs dessinent des formes géométriques sur la surface d’eau légèrement agitée. Des ondes lumineuses envahissent l’espace, créant un reflet de bains liquidiens. Toutes les couleurs du spectre total défilent avec une extrême lenteur ; de fait, le changement de couleur est presque imperceptible par les visiteurs. Quatre haut-parleurs reliés à un ordinateur sont posés autour du bassin. Ils diffusent une bande son spatialisée. Cette bande est composée de bruitages captés auparavant dans la piscine. Les sonorités, d’abord immobiles, s’animent progressivement, se plaisent à courir l’une après l’autre, à tourner autour du bassin et parfois se répondent de deux points opposés. Les visiteurs sont sur le balcon à l’étage et ont vue plongeante sur la piscine.

La nouvelle version 2011 a été basée sur le même visuel, mais les sonorisations ont été refaites avec des sons liquidiens ou aquatiques collectés dans Paris. L’ambiance sonore est toujours fluctuante, méditative et rêveuse.
Cette installation spectaculaire et apaisante nécessite l’obscurité totale de la piscine et la Nuit Blanche est le cadre idéal pour ce projet.

L’artiste Tsai Chia-Wen, soutenue par la galerie Frédéric Moisan à Paris, conçoit des installations avec de l’eau depuis 2002. Son talent est de transformer les lieux d’intervention en espaces rêveurs, mystérieux, et contemplatifs qui nous renvoient au plus profond de nous-mêmes.
Elle exploite la forme la plus simple et la plus pure d’une goutte d’eau pour réaliser des vidéos ; elle filme la pluie éclairée, tombée d’un ciel nocturne. En 2002, l’installation O utilise des bruitages d’eau, et dans la pièce inondée due à la chaleur des projecteurs, se dégage l’odeur de l’humidité qui évoque le climat tropical de Taïwan. En 2009, elle exploite la vapeur d’eau comme support de projection dans Steam Light.

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