
PROJET PRIMÉ : Raconter la chute de Toyota City (Japon), frappée par la crise financière.
Petite, Léna Mauger se voyait en aventurière des mers du sud ou en exploratrice des plaines sibériennes. Grâce à sa mère qu’elle accompagne à travers le monde, elle a le goût de voyage. En attendant, elle grandit en Normandie avant d’intégrer Sciences Po Paris. Dans le cadre de la formation, elle part en Amérique Latine. Au retour, il faut bien se décider à exercer un métier. Journaliste, elle n’y pense pas. Elle fait un Master de recherche en Histoire. Chercheuse, voilà un métier sérieux. Au moment de passer l’agrégation, elle prend conscience que ce n’est pas l’avenir qu’elle veut. « Ce que j’avais préféré pour écrire mon mémoire, c’étaient les entretiens », dit-elle pour expliquer le déclic. Elle fait un stage au Nouvel Observateur et se laisse un an pour trouver sa place. Sinon : elle tentera la filière classique en intégrant une école de journalisme. Elle n’en a pas eu besoin. Très vite, elle multiplie les collaborations aussi bien en presse écrite (Le Nouvel Observateur, Elle, la revue XXI), qu’en télévision (Canal + , France 2…). Elle sait y faire et monte un véritable système d’auto-production de ses sujets en travaillant avec le photographe Stéphane Remael. Léna aime ces rencontres heureuses qui déterminent les choix d’une vie. Comme le travail de Nicolas Bouvier qui lui ouvre les portes du Japon. C’est une véritable passion, les reportages au pays du soleil levant s’enchaînent. Le prochain, grâce à la Bourse, l’entraînera dans la ville de Toyota.
Un projet secret qui vous tient à cœur ?
« Un livre. Peut-être un essai sur le Japon.»