
PROJET PRIMÉ : Produire, entre autres, le film de Claire Burger et Marie Amachoukeli.
Jean Klotz aurait pu travailler dans la finance. Il en avait le profil, les études et l’ambition. « J’étais un élève sérieux, alors j’ai suivi des études sérieuses », s’amuse-t-il. Mais son envie était ailleurs. Il s’inscrit à la fac de cinéma à la Sorbonne, puis prépare la Fémis. Pour lui, c’est une vraie chance de changer de vie. Pendant ce temps, puisqu’il faut bien vivre, il exerce des petits boulots comme à la Cinéfondation, où dans la mode, aux côtés de Issey Miyake où il prépare les défilés, organise les séances photos. Finalement, il intègre le département Production de la Fémis. Il y fait des rencontres, et produit le moyen métrage de Claire Burger, Forbach, plusieurs fois primé notamment à Clermont-Ferrand où il obtient le Grand prix du Jury. Les dés sont lancés : on lui confie la production de courts au sein d’ELENA FILMS. Aujourd’hui, les choses sérieuses commencent. Grâce à la Bourse, Jean Klotz va pouvoir affirmer sa vision innovante du cinéma qui « emprunte au geste documentaire » tout en étant « inscrit dans la fiction ». Jean se voit comme un passeur, un rassembleur de talents ; il rappelle, que la production c’est aussi travailler sur l’image, le son, les décors, le casting. Un film bien produit est une alchimie dont le producteur détient la bonne posologie. « Il faut, pour chaque projet, avoir la capacité de se glisser dans un univers. » Jean klotz est contre les étiquettes, en jeune homme curieux et modeste, il reste ouvert à toutes propositions. On sent que son enthousiasme l’emportera.
Le réalisateur que vous aimeriez faire tourner ?
On peut rêver ? Jacques Audiard, évidemment…