
PROJET PRIMÉ : Enregistrer un album avec trois musiciens d’exceptions : Lee Konitz, Paul Motian, Gary Peacock.
Alexandra Grimal avait de bonnes raisons de suivre des cours de piano : ses parents sont mélomanes, son frère, violoniste, et un piano trônait au milieu du salon. Il appartenait à sa grand-mère qu’Alexandra née au Caire en 1980, n’a pratiquement pas connue. À 13 ans, elle change d’instrument pour le saxophone. Elle ne le lâchera plus et quand son frère lui demande quel métier elle envisage de faire, Alexandra rêve : saxophoniste. Si elle avait dû y réfléchir à deux fois peut-être aurait-elle été traductrice ou professeur de lettres. Mais Alexandra a l’audace de croire en ses rêves, si bien qu’ils deviennent souvent réalité. Modeste, elle se cache derrière des rencontres fondamentales dont le saxophoniste John Ruocco, son professeur : « C’était une lumière sur le chemin », se souvient Alexandra, qui, très vite, collabore à des projets de danses, de théâtre de cinéma muet, remporte des prix, et surtout : compose aussi naturellement qu’elle joue. Son premier album, Shape, sorti cette année a été salué par la critique. Il y a quelques mois, son producteur Gérard Terronès, lui demande avec qui elle aimerait jouer. Elle se prête au jeu et cite les plus grands sideman du moment. Ça aurait pu être une boutade, mais l’idée séduit Gérard Terronès. Trois semaines plus tard les musiciens ont donné leur accord et le studio est réservé. Alexandra n’y croit pas, elle en est encore émue : « L’enregistrement d’un tel album donne un sens à toutes ses années de travail ! » Un rêve de plus qui se concrétise.
Ses musiciens préférés ?
Steve Coleman, Benoît Delbecq, Masabumi Kikuchi, Marc Ducret, Stefan Oliva…