
PROJET PRIMÉ : réaliser son premier court métrage en dessin animé.
Léo Verrier connaît le poids des images. Sa mère est graphiste et sur les murs du salon, il y a toujours eu des tableaux. Ça aide à développer une sensibilité ou créer une vocation. Petit, Léo crayonnait, comme tout le monde, mais préférait avant tout raconter des histoires. Il inventait des mondes, dessinait pour sa famille. Il aurait pu faire de la bande dessinée : ça ne l’attirait pas vraiment. « La dimension du mouvement permet d’approfondir le propos », dit-il comme pour se justifier. Il étudie les arts graphiques à l’ESAG Penninghen. Petite frustration : trop peu de cours sont consacrés à l’animation pure. C’est à Prague qu’il fera ses véritables gammes alors qu’il passe une année Erasmus dans une école d’art. Chaque salle est un véritable studio. Il rencontre des japonais qui travaillent sur l’animation de manga. Il a trouvé sa voie. De retour en France, il travaille pour différents studios, comme réalisateur pour des habillages télés (génériques, animations graphiques…). Mais il a toujours l’ambition de raconter des histoires. Il y en a une, qui lui est venu, comme ça, en visitant un musée le ventre vide. Jack, affamé, se régale des tableaux des musées de New-York ; une fois digérés, les tableaux ressortent d'une bien étrange façon. Pour réaliser ce projet, Léo qui a l’habitude, faute de moyen, de travailler seul, va s’entourer d’une équipe talentueuse. « Un film d’animation, c’est avant tout un mélange de compétences », rappelle-t-il.
Les réalisateurs de films d’animation qui vous inspirent ?
Isao Takahata et Hayao Miyazaki, des maîtres en la matière !