
PROJET PRIMÉ : témoigner de l’évolution du Timor depuis qu’il a acquis son indépendance en 2002.
Agnès Dherbeys s’était rêvée journaliste. Le bac en poche, elle intègre Sciences Po à Lyon qu’elle complète d’un DESS au Celsa. Avec un tel bagage, elle semblait prête à réaliser son rêve, mais une rencontre déterminante modifie le tracé de son chemin : elle vivra le journalisme par la photographie. « Tant mieux, reconnaît-elle aujourd’hui, car finalement, je me sens beaucoup plus à l’aise avec un appareil entre les mains. La photo rentre plus agressivement, plus directement dans le vif du sujet et elle le fait avec plus d’émotions différentes. J’ai l’impression d’être plus libre que je ne l’aurai jamais été avec des mots, du texte. »
Elle acquiert un appareil photo, se forme sur le terrain et part vivre en Asie 70 % de l’année, à Bangkok, en Thaïlande, principalement. Là-bas, elle commence par traiter quelques sujets, des « marronniers » pour la presse occidentale, se retrouve sur deux gros reportages au Népal, dont elle rapporte plusieurs photos qui seront publiées dans des magazines japonais et espagnols. Elle continue à sillonner l’Asie, se rend à Phuket au lendemain du tsunami, y retourne deux mois plus tard et témoigne sans cesse de la dévastation du pays.
Entre-temps, elle s’est inscrite à l’agence Cosmos, tout en continuant à autoproduire la plupart de ses reportages en Asie toujours, mais aussi au Moyen-Orient ou en Palestine. Aujourd‘hui, c’est le Timor, le plus jeune pays du monde, qui l’attire. Un pays qu’elle ne connaît pas encore, dont elle a vu très peu d‘images. Un manque qu’elle aimerait combler au plus vite, en partant en reportage là-bas dès la fin du mois de novembre.
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
Agnes Dherbeys a travaillé sur le Timor Leste, sur la thématique de l’Indépendance: quel genre d’indépendance les Timorais ont-ils gagné? Est-elle véritable, palpable dans le quotidien des habitants? Les récents affrontements ethniques en mai et juin 2006 qu’elle a couvert, ont prouvé que le pays est loin d’être capable de s’auto gérer en termes politiques, économiques, et militaires. Agnès Dherbeys vit désormais la plupart de l’année à Bangkok, rayonnant sur toute l’Asie du Sud-Est, avec des parenthèses dans les Territoires Palestiniens et au Népal. Distribuée par l’agence Cosmos, son travail a été publié in Le Monde2, Libération, Télérama, Marie-Claire, Newsweek, ...
Elle est également membre de l’organisation EVE, association de 6 femmes photographes crée en 2006 sur le thème de la maternité. Agnès Dherbeys a gagné le deuxieme prix en Story Spot news pour un reportage au Nepal fait en avril 2006 au World Press Photo 2007 et est retenue aux Masterclass de la fondation du World Press Photo 2007, qui auront lieu en novembre 2007.
Agnès Dherbeys sera présente au festival Visa pour l'image à Perpignan du 1er au 16 septembre 2007 avec son reportage : Timor Oriental : les rêves brisés de l'indépendance.
ÂGE : 29 ans I PASSIONS : la photo, le cinéma et la musique I PHILOSOPHIE DE VIE : se donner à fond à chaque instant I AMBITIONS : être une très bonne photographe, dont les photos servent à quelque chose I PHOTOGRAPHES PRÉFÉRÉS : Joseph Koudelka I

© Agnès Dherbeys
Merichang, 38 ans, dans les restes de sa maison, qui a été brulée par erreur : "Je suis moitié du Timor, moitié chinoise, comme mon mari". Bairo PIte, Dili
Pour voir le reportage pour lequelle elle a reçu le deuxième prix du World Press Photo 2007, cliquez ici