
PROJET PRIMÉ : Observer l’impact de l’accès au crédit sur les paysannes illettrées et surexploitées du Bangladesh.
Avec une grand-mère député au Soviet Suprême, Stéphane Edelson se rêvait homme politique international. Le droit menant à tout, il entre à l’université et, après la fac, se retrouve conseiller juridique au Club Med. Mais « voir le monde au travers des Dalloz m’éloignait de mon karma ! », déclare-t-il. En 1990, à l’âge de vingt-sept ans, Stéphane Edelson décide alors de devenir journaliste. Journaliste indépendant : il écrit , « volant de piges en piges et de journal en journal ». Pendant la Guerre du Golfe, il travaille au service politique de France-Soir. Puis il pige pour l’Evénement du Jeudi, l’Equipe Magazine, le Figaroscope, Capital… Une vocation qui s’est confirmé lorsqu’il obtient la Bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère pour un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : les femmes au Bengladesh. « Une véritable révolution sociale s’opère au Bengladesh chaque jour », écrit-il. Et fait original, ce sont les femmes et la Grameen Bank, qui en ont pris la tête. Cette institution financière, qui propose fonds et crédits, est en passe de devenir la première du pays avec 900 000 clientes, des paysannes illettrées pour la plupart. Des femmes à qui la Grameen Bank accorde une indépendance financière et sociale jusqu’ici réservée aux hommes. Un reportage qui s’accompagne de nombreuses interrogations sur ces nouvelles libertés des femmes dans une terre d’Islam. Passionné avant de partir, Stéphane est revenu passionnant de ce voyage, tournant d’une carrière riche en épisodes !
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 1992, le reportage de Stéphane Edelson, primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère, paraît dans Ha’aretz, journal israélien. La même année, Stéphane Edelson réalise pour Arte un documentaire sur l’économie indienne : Made in India.
De 1995 à 1998, il produit C.Net, magazine diffusé sur Canal Plus et préside l’association La Momie rouge.
En 2000, il réalise un magazine hebdomadaire sur les nouvelles technologies pour France 5: Net plus ultra.
En 2001, il réalise un documentaire de 52 minutes pour Canal Plus : Depardieu à la télé.
En 2002, grâce à la « Jurisprudence Edelson », les journalistes de télévision peuvent désormais obtenir la carte de presse. La même année, il réalise un documentaire pour Canal Plus : A la demande générale (4 X 52 minutes).
En 2007, il réalise Bondy sur scène, un documentaire sur l’atelier théâtre suivi par une classe de première du lycée Jean Renoir de Bondy, dans le cadre de l’expérimentation éducative initiée par Sciences Po en seine-Saint-Denis, avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère