
PROJET PRIMÉ : Produire Parlez-moi d’amour, un film de Philippe Allard.
Dans son village près de Tanger, Mohamed Ulad-Mohand découvre un jour à la télévision Derzou Ouzala et l’Argent de poche. « Deux films qui m’ont bouleversé. » Mohamed sait maintenant quelle sera sa voie… Il crée un ciné-club où sont diffusés les films de propagande des pays de l’Est : « seuls les centres culturels de ces pays me fournissaient des copies ! » Le bac en poche, Mohamed prend le train pour Paris. Il travaille comme assistant monteur et monte lui-même plusieurs courts-métrages. En 1990, il décide de réaliser et de produire un documentaire sur la vie de l’un de ses écrivains favoris, Paul Bowles : Un Américain à Tanger. Puis Mohamed décide de monter une société de courts-métrages. « Mon travail ne se limite pas à gérer budget, je collabore aussi au scénario et au montage. » Grâce à la Fondation Jean-Luc Lagardère, Mohamed s’est lancé dans l’aventure du long métrage. Le projet de produire Parlez-moi d’amour de Philippe Alard a particulièrement enthousiasmé le jury. Mohamed a donc pu consolider un système de production déjà en place depuis deux ans. Il croit à la force du tandem producteur-réalisateur, l’enthousiasme pour une histoire ou une idée…
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 1994, Mohamed Ulad-Mohand crée sa société Astoria et produit L’Enfance égarée, de Christophe Rugia ; Couleurs d’enfants, de Bourlem Guerdjou, Quand le soleil fait tomber les moineaux, de Hassan Legzouli…
En 1998, il réalise Le Café de la plage, d’après une nouvelle de Mohamet Mrabet et Paul Bowles, sélectionné dans de nombreux festivals.
En 1999, sort Le Harem de madame Osmane, réalisé et produit pas Nadir Moknèche. Le film obtient prix du meilleur scénario 1988 en France.
En 2000, Mohamed Ulad-Mohand réalise le court métrage A travers le miroir.
En 2001, il produit Un lutteur dans le désert, documentaire de François Sculier.