
PROJET PRIMÉ : Gers, le pays où la terre tremble doucement, un reportage sur la vie quotidienne des agriculteurs, à l’époque du G.A.T.T., de la réforme de la P.A.C. et de l’aménagement du territoire.
Diplômée de centre de formation des journalistes à Paris, Judith Rueff est pigiste lorsqu’elle obtient la Bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère. Le Monde, Les Echos, Libération connaissent sa plume. « Le statut de pigiste est très stimulant. Il faut trouver des idées de sujet. » Certaines font rêver mais elles sont difficiles à vendre à une rédaction! Ce que Judith avait envie de faire ? « Rencontrer des gens ordinaires et réaliser des sujets sur ce qui est à la marge. » Une démarche qui a séduit les membres du jury. C’est la première fois depuis que la Bourse existe qu’un projet de reportage en France est récompensé: Gers, le pays où la terre tremble doucement. Judith y a passé plusieurs mois et a adopté « la même démarche que pour un traditionnel grand reportage, mais à 800 kilomètres de Paris. » Le Gers est le département le plus agricole de France. « Les paysans sont confrontés à des difficultés de plus en plus aiguës. » En toile de fond de son reportage : la réforme de la P.A.C., le G.A.T.T., et l’aménagement du territoire. En premier plan la vie quotidienne des agriculteurs. « Je me suis attachée à l’aspect humain, pour éclairer l’économie ». Judith a jonglé entre le portrait, l’interview et les dialogues pour réaliser ce qu’elle appelle « une série de feuilletons ».
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 1994, le reportage de Judith Rueff, projet primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère, paraît dans Le Monde. Basée à Moscou, elle est correspondante régulière du Parisien, Ouest-France, de BFM et de BBC Afrique.
En 1999, Judith Rueff s’installe en Côte d’Ivoire. Elle est journaliste à Libération.
En 2004, elle publie La Côte d’Ivoire : le feu au pré carré, aux éditions Autrement.