
PROJET PRIMÉ : Reportage sur le monde codé de la prison : « Une boîte dans laquelle entre la lumière qui rythme la vie des prisonniers. »
Philippe Lopparelli, petit-fils de sidérurgistes, a longtemps vécu en Lorraine et a consacré deux années de travail à ce qu’il revendique être son patrimoine. Un travail sur le paysage qui devient nature morte, et sur l’évolution des sites. Philippe est diplômé des Beaux Arts grâce à ses photos. Il est alors iconographe pour l’illustre agence Magnum. En 1992, il quitte Magnum pour mieux se consacrer à sa recherche sur sa région, à l’heure de la fermeture des hauts fourneaux. Le temps… une notion qui a toute son importance pour cet artiste. « La première qualité d’un photographe ? Ne pas être pressé. » Il prend en photo la vie des autres. Il travaille également pour de nombreux journaux Libération, L’Evénement du Jeudi, le Monde diplomatique… Son projet primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère ? Photographier l’univers de la prison. « Une ambiance, un monde à part, fascinant car codé… La prison : une boîte dans laquelle entre la lumière. Lumière qui rythme la vie des prisonniers. » Mais pour ce reportage, Philippe s’est aussi intéressé à l’évolution des corps. « Rares sont les prisonniers qui vont en bibliothèque ou rédigent des lettres. Ils préfèrent s’écrire sur eux-mêmes… Le tatouage : un moyen de tromper l’ennui et de s’affirmer… »
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 1994, L’Evénement, Libération et 20 ans publient le reportage de Philippe Lopparelli primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère sur les prisons.
En 1995, Philippe Lopparelli est lauréat du Salon international de la recherche photographique de la Ville de Royan pour un travail sur les zoos.
En 1996 il publie Quel cirque ? aux Editions Marval. Il est lauréat de la bourse de la Ville de Paris pour un reportage sur les îles de la capitale et distingué par le jury du prix Kodak de la critique photographique.
En 1999, il expose au Festival de l’imagerie de Lannion.
En 2000, il expose Paysages éphémères à l’Atelier de Visu à Marseille.
En 2002, il expose Corps et âmes aux Aubenades de la photographie. Ce travail de cinq ans figure également au Festival Visa pour l’image de Perpignan.
En 2003, il expose son travail Sinon j’écrase les jolies fleurs aux Rencontres d’Arles.
En 2005, il expose Electropia (résultat de dix ans d’observation de la génération électronique) aux Rencontres d’Arles.
En 2006, il expose L’amour, comment ça va ? à la Maison de la Villette à Paris.