
PROJET PRIMÉ : Achever un travail commencé en 1989, les désirs de l’exil ou un retour aux sources, une quête des racines à travers le Laos, le Vietnam et le Cambodge.
Hien Lam Duc
Lauréat de la Bourse Photographe
PROJET PRIME : Achever un travail commencé en 1989, les désirs de l’exil ou un retour aux sources, une quête des racines à travers le Laos, le Vietnam et le Cambodge.
Hien Lam Duc a neuf ans lorsqu’il quitte l’école payante pour devenir apprenti mécanicien, trafiquant de devises. « La débrouille ». A douze ans, il fuit avec ses parents et ses cinq frères et sœurs vers la Thaïlande. Miradors et ghettos : les camps de réfugiés. Une parenthèse qui marque le jeune adolescent. Deux ans après, aidé par l’association Enfants du Mékong, il se retrouve avec sa famille à l’aéroport Charles de Gaulle. Après un bac D, il s’inscrit à la fac, puis aux Beaux-Arts à Lyon. Il y découvre l’association humanitaire Equilibre, l’occasion rêvée de voyager ! Il accompagne alors les convois, un carnet de route à la main. Son voyage en Roumanie est une révélation. Il y découvre un véritable mouroir pour enfant. « Un journaliste m’a demandé de prendre des photos. Je ne me suis pas préoccupé du côté technique mais de l’émotion. Le sujet me concernait. Pour montrer quelque chose de vrai, il faut être près du sujet. Dans les camps kurdes, par exemple, j’ai compris les réfugiés, même sans parler leur langue. » A travers ses clichés, Hien a donc l’impression de se retrouver. C’est cette profonde motivation qui l’amène à sillonner la planète. Photographe free lance, ses clichés sont publiés dans Libération, Photographie Magazine, La Croix, Géo… En 1992 et 1993, il est coauteur et auteur de Graines d’hommes et de Roumanie, les gamins du Pavé, parus aux éditions Anako.
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse :
Son reportage, réalisé dans le Sud-Est asiatique sur les traces de ses ancêtres et primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère, est publié dans Géo et exposé dans plusieurs festivals.
En 1998-1999, Hien Lam Duc part pour l’Irak et le Kosovo et réalise les premières photos des réfugiés en Albanie. Ses photos sont publiées dans Paris Match, L’Evénement, Libération et La Croix. Il publie Le Jardin des murmures chez Anako (reportages en Irak) ; Enfances, enfances chez Liana Levi (images d’enfants du monde entier) et Carnets de visite chez Nathan (reportage avec les Petits Frères des pauvres sur des personnes âgées).
En 1999, il participe à une campagne d’affichage pour Action contre la faim
En 2001, il est lauréat du prix World Press, 2er Prix du Portrait. La même année, il publie FACES aux éditions Anako.
En 2002, il expose un reportage sur les jeunes réfugiés afghans pour Médecins du monde.
En 2005, Hien Lam Duc expose son reportage « Le Mékong à hauteur d’eau » au festival Chroniques Nomades, à Honfleur
En 2006, un documentaire de 52 minutes, Le Mékong et le photographe, réalisé en collaboration avec Gérard Milhès, est diffusé sur Arte. La même année, il expose "Portraits-Mékong" au Musée d’Ethnographie à Hanoi, Vietnam.