
PROJET PRIMÉ : Retracer en Inde le parcours originel suivi par les Roms depuis leurs premières migrations forcées, aux alentours de l’an 1000.
Un père artiste peintre qui offre un Pentax à son fils pour ses dix ans : il n’en faut pas beaucoup plus pour donner naissance à une passion, révéler un talent. Tiane Doan na Champassak apprend alors à développer ses photos dans le labo de son père, un mordu de noir et blanc. Avant même d’intégrer le Dawson Institute of Photography de Montréal, Tiane sait qu’il veut en faire son métier. « Quand on fait une photo, il y a un respect à avoir envers les gens. On ne se cache pas derrière un appareil. Le contact compte avant tout… » Un principe qui réussit à Tiane, fasciné depuis 1993 par les tziganes et leur faculté d’adaptation. Peut-être parce que comme lui, ils n’ont pas d’attaches. Lui, qui est né à Puyvert, entre Aix-en-Provence et Avignon, a grandi en Espagne et au Maroc avant de partir vivre au Québec. Une vie en Provence qui lui permis de découvrir les familles tziganes. Il les photographie en France, en Roumanie, en Bulgarie. Résultat : des clichés lourds d’émotion. Grâce à la Bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, Tiane est reparti pour l’Inde, sur les traces des ancêtres des tziganes occidentaux. Il a retracé le parcours originel, entre l’Inde et l’Afghanistan que les Roms ont suivi depuis leurs premières migrations forcées, aux alentours de l’an 1000…
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 1998, le reportage de Tiane Doan na Champassak primé par la Fondation Jean-Luc Lagardère est exposé dans le cadre du festival Visa pour l’image à Perpignan, et publié par le journal italien La Republica.
Fin 1998, Le Courrier de l’Unesco a consacré sept pages à une série de photos que Tiane avait réalisée sur la guerre des castes en Inde. Passionné par ce pays, il en rapporte également un reportage sur les mines de Jharia au Bihar, en feu depuis soixante-dix ans. Ces clichés sont achetés par Paris Match et le Sunday Times et exposés dans la chapelle Saint Dominique lors du Festival de Perpignan
Depuis, Tiane est encore retourné en Inde pour photographier cette fois le « chagara », un phénomène maritime lié à la mousson dont les pêcheurs locaux espèrent tirer un pêche miraculeuse.
En 1999, Tiane s’est rendu pour la première fois sur la terre de ses ancêtres : le Laos, dans la région de Champassak. Le mensuel Géo a publié ses clichés la même année, parallèlement à ceux que son père avait pris trente ans plus tôt sur un temple pré-angkorien.
En 2001, il est lauréat du prix Villa Médicis hors-les-murs, du pris Portfolio photographique de la Scam et d’un World Press pour un reportage sur le Maha Kumbh Mela, en Inde, exposé à Perpignan durant Visa pour l’Image.
- Tiane Doan na Champassak honore de nombreuses commandes de magazines tels que Stern,, Die Weltuoche pour l’Allemagne et le National Geographic, ELLE, Géo pour la France…
En 2003, paraît son ouvrage, le Sexe des anges (La Martinière)
En 2005, il réalise un travail sur la foi, distribué par l’agence Vu.
En novembre 2006, son travail est exposé à la Maison Européenne de la Photographie.