
PROJET PRIMÉ : La Canne de Virginia, une roman sur les dernières heures de Virginia Woolf, avant qu’elle ne se suicide le 28 mars 1941.
Une casquette bien ajustée sur sa chevelure hirsute, un pull vert - comme ses yeux -, la chemise qui sort du jean derrière, la démarche nonchalante, un sac à dos sur l’épaule et l’Equipe sous le bras… L’image d’un rêveur de trente ans, pas franchement de son temps et pourtant boulimique d’informations. « Je lis les journaux tous les jours. Tous les articles, sauf l’économie ». Après des études de lettres à la Sorbonne et six ans de critiques littéraires dans Libération, et les Inrockuptibles, il trouve toutefois le temps d’écrire Dade City paru chez Actes Sud en 1996. Ne vous fiez pas aux apparences ! Derrière ce paresseux –sans culpabilité -, il y a quelqu’un qui se pose mille et une questions. Une judaïté, partie intégrante de son identité, très présente au fil de ses mots. Tout d’abord Dade City, cette bourgade imaginaire, dont la communauté est marquée par la malédiction du peuple juif, confrontée à la culpabilité et la falsification de son histoire. Puis, la Canne de Virginia, récompensé par la Fondation Jean-Luc Lagardère, ou les dernières heures qui ont précédé le suicide de Virginia Woolf en 1941. « A partir de cette époque, la civilisation a commencé à sombrer dans une nuit dans laquelle elle se cherche… c’est la fin d’une certaine idée de l’homme… Avant de pouvoir écrire sur mon époque, je dois régler mes comptes… Parler de Virginia Woolf, de sa longue promenade dans la campagne anglaise alors que les avions allemands tournoient dans le ciel, des réactions de Léonard Woolf, son mari juif, c’est une manière dérivée de parler de ma judaïté.. »
La Canne de Virginia est paru chez Actes Sud en 1998. 1998 c’est aussi l’année du Mondial de foot (au cas où vous l’auriez oublié !). Connaissant la passion de Laurent Sagalovitsch pour le ballon rond, L’Evénement du Jeudi lui confie sa rubrique foot pendant la compétition. Une fois la griserie de la victoire passée, il emménage au Canada, à Vancouver sur les traces de Malcom Lowry, l’auteur de Au-dessous du Volcan. Du bout du monde, Laurent Sagalovitsch a publié en 1999 une nouvelle dans le Journal du Dimanche : Vancouver nulle part.
Son parcours depuis l’obtention de la bourse
En 2005 paraît Loin de quoi ? aux éditions Actes Sud.
En avril 2007 , il participe au numéro de l’Equipe Magazine consacré entièrement à Eric Cantona.