
PROJET PRIMÉ : portraits des différentes communautés de Johannesburg
Une maîtrise de géographie en poche, Didier Della Maggiora part pour l’Australie rejoindre sa sœur. C’est là que fasciné par les grands espaces et la lumière, il achète son premier appareil photo. De retour à Marseille, il décide de photographier le foot de la rue. Il emporte ses images en noir et blanc au festival Visa pour l’image de Perpignan pour voir ce que valent ses clichés. François Caron (responsable de l’agence Gamma) lui conseille de monter à Paris. En plein tirage au sort de la Coupe du monde de football, ses clichés sont achetés par Libération, La Croix, Newton Zebra… Ces publications lui permettent d’acheter un billet d’avion pour Johannesburg où il photographie des scènes de vie, des moments d’une gaîté folle dans la misère du ghetto de Soweto lorsque le ballon devient roi. Avec la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, Didier est reparti à Johannesburg, mais cette fois pour y passer plus de temps et faire des portraits des différentes communautés qui peuplent la ville.
Ses clichés sur les adolescents des rues de « Jo’ burg », Didier Della Maggiora les a confiés à un poète métis : Otis Flinck. « L’image seule n’aurait pas suffi à transcrire la complexité de cette forme d’exclusion que doit affronter la jeune démocratie sud-africaine depuis la fin de l’apartheid ».
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 2000 il expose à Durban un reportage sur les sans-abri en Afrique du Sud et anime un atelier photo avec une association humanitaire du Malawi. La même année, il participe à une exposition soutenue par le Centre culturel français, Carnet de route.