
PROJET PRIMÉ: Journal d'un cœur sec, le journal intime de Lord Henry, le mentor de Dorian Gray.
Ses premiers mots, Mathieu Terence les a griffonnés à l’âge de 11-12 ans, alors qu’il n’avait de cesse de se réfugier dans la lecture pour oublier la cruauté du monde qui l’entourait. « Ecrire, c’était mettre en forme le fond de tristesse qui est en moi pour quelle ne me dévore pas… », avoue-t-il aujourd’hui. Des poèmes destinés à une fille qui ne les a jamais lus, un essai sur la mélancolie des palaces, Palace Forever, paru en 1996, sans oublier un journal qu’il tient depuis l’âge de 14 ans. On en retrouve d’ailleurs des éléments dans son premier roman Fiasco, paru aux éditions Phébus en 1997. C’est l’histoire d’un homme qui, incapable de réussir sa vie, s’emploie toutefois à la rater magistralement.
A peine un an après avoir reçu la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, qui lui a donné un surcroît de liberté, « ce qui est inestimable », avoue-t-il, Mathieu Térence a mis le point final à Journal d'un cœur sec. Dix ans après le suicide de Dorian Gray, Lord Henry Wotton, son mentor, son bourreau, reprend le journal qu’il avait abandonné… « On a beau prendre des notes sous la dictée de ses défaites, c’est encore la vanité qui corrige la ponctuation… ». Il s’agissait pour Mathieu Therence d’imaginer ce que cet initiateur aurait pu devenir. « Son cynisme cèle assurément quelques failles »… Applaudie par la critique, cette "suite du roman d'Oscar Wilde" a été publiée aux éditions Phébus en septembre 1999. « Et nous voilà partis au galop d’aphorismes. Mathieu Terence est agaçant d’intelligence, de culture et de maîtrise… », écrit Daniel Picouly dans le Journal du Dimanche.
Son parcours depuis l’obtention de la Bourse
En 2002 Les Filles de l’ombre, éditions Phébus, obtient prix de la nouvelle de l’Académie française.
Le Journal d’un cœur sec, son projet, chez Phébus, reçoit le prix François-Mauriac.
En 2004 paraît Aux dimensions du monde, poèmes, aux éditions Léo Scheer. Paraît également Maître chien, roman, aux éditions Phébus.
A paraître en 2007, Technosmose, son dernier ouvrage aux éditions Gallimard.