
PROJET PRIMÉ : un jeu sur la philosophie, dans lequel le système rend fou un universitaire new-yorkais qui travaille justement sur les systèmes
Ecrire ? Gaspard Koenig ne s’est jamais posé la question. Pour lui, c’est à la fois évident et génétique. « J’ai attendu d’avoir le déclic sans me presser, lance-t-il du haut de ses 23 ans. Et surtout d’avoir un peu de temps. Le jeune homme, étudiant brillantissisme qui rafle les diplômes (ENS, agrégation de philosophie) comme d’autres les médailles, boucle donc sa maîtrise de philosophie en trois mois pour consacrer le reste de son année à son premier roman, Octave avait vingt ans, inspiré d’un personnage de Proust. Trois ans plus tard, alors qu’il vit à New York, dans un loft de Soho entouré de mannequins (!), il suit quelques cours à Columbia University tout en rédigeant Un baiser à la russe, deuxième opus fort remarqué. « La classe prépa m’a donné une aisance des idées, de la langue et des concepts, bref, la confiance et la culture nécessaires. Je n’ai pas l’angoisse de la page blanche », avoue-t-il. Maintenant qu’il prépare sa thèse en philosophie tout en donnant des cours à la fac, il va pouvoir s’attaquer au Roman de Condillac censé décrire le processus mental d’un intellectuel new-yorkais qui se perd dans une telle cohérence maniaque qu’il finit par s’abstraire de tout lien avec la réalité. A part cela, Gaspard Koenig aime la vie, le cheval qu’il l’a conduit à la recherche de la plus vieille plante de l’humanité dans le désert de Namibie et les ballets de Balanchine. Normal, donc.
Age 23 ans I passions l’écriture, les puzzles. I philosophie de vie Trop jeune pour en avoir une. I ambitions Acheter une vieille Tour en Ecosse et s’y enfermer pour écrire. I écrivains préférés Jean Giono et Casanova

