
PROJET PRIMÉ : le Diable à New York. Le diable se rend sur terre pour assister au 666ème salon des satanistes qui se tient à New York. Mais comment trouver sa place dans l'univers grouillant et cynique de la "grosse pomme" lorsqu'on ne connaît pas les codes de la débrouille ? Et que l'on tombe amoureux d'une pique-assiette professionnelle, spécialiste du squat ?
L'écriture est enlevée, légère, drôle, percutante. Sur fond de frénésie new yorkaise, des personnages anachroniques, venus de tous horizons, se croisent et cohabitent. Parmi eux, un diable traité à contre-pied, aristo déchu tombé dans l'enfer d'une ville verticale, égoïste et cynique, dans laquelle ses pouvoirs surannés restent de peu d'effet.
Avec le Diable à New York, Charles Dudoignon Valade souhaite déployer ce qui a servi à la fois de décor à ses influences (la rapidité narrative des comédies américaines des années 40) et à ses expériences (il a vécu plus d'un an à New York). Derrière la forme volontiers burlesque du scénario, se profile une réflexion plus profonde - et très contemporaine - d'une société où il n'est plus besoin de diable pour damner les âmes : elles le font toutes seules ! C'est aussi une reprise du thème de l'antagonisme féminin/masculin, traité sous l'angle d'un rapport de force inversé, et l'exploration de la question du décalage et de l'exclusion. Ce qui est certain, c'est qu'il se dégage de l'écriture de Charles la sensation d'un véritable rythme, un air sympathique entre jazz et vieille comédie. Sans doute, sa double formation n'y est pas étrangère : diplômé de la Fémis (ainsi que d'une maîtrise de Lettres Modernes), il est aussi musicien (American School of Modern Music), et compositeur (il a entre autres composé la musique du film The Mistress, de Crystal Kwok, ou encore la partition des Conspirateurs, comédie musicale créée au TILF de le Villette et donnée sur France Culture en septembre 2000).
S'il reconnaît s'être longtemps senti tiraillé entre partition et image, Charles semble de plus en plus, aujourd'hui, intégrer les deux cordes à son arc. Après avoir réalisé un documentaire sur le cinéma chinois (une autre de ses passions) et écrit un feuilleton radio (diffusé sur France Culture), le Diable à New York devrait être son premier scénario "réalisé". Une "damnation" riche de promesses.
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
2002 Charles Dudoignon-Valade écrit les chansons de la pièce L’Association, jouée au Thêatre de l’Aquarium à Vincennes.
Son projet primé s’intitule aujourd’hui Satan & Ève, (le lendemain du 11 septembre 2001, le Los Angeles Times titrait Devil in New York) et il a obtenu en mai 2007 l'aide à la réécriture du CNC.