
PROJET PRIMÉ : poursuivre son reportage sur les "vrais architectes de la terre". Après les Tamberma du nord-Togo, les habitations traditionnelles au Japon.
Un arrière-grand-père boulanger au Cameroun, un père parti à l'aventure pour exercer à l'hôpital de Bamako et y passer sa thèse d'ophtalmo, une enfance au Mali puis au Sénégal… tout prédestinait Lucille Reyboz à vivre une histoire fusionnelle avec l'Afrique. Ce qui n'a pas manqué de se produire.
L'Afrique, elle y est souvent retournée, appareil photo en mains. Au gré des reportages ou des tournées d'artistes (elle a réalisé de nombreuses pochettes de disques pour des chanteurs reconnus), sa passion l'a conduite, en 1999, aux confins du Togo et du Bénin, à la rencontrre des Tamberma. Depuis, de nombreuses parutions et expositions (Visa pour l'Image, 2001) témoignent de la passion de Lucille pour ces "architectes de la terre" dont l'habitat, conçu pour replacer l'homme au cœur de son environnement, n'est pas sans rapport avec celui d'une tout autre civilisation qu'elle connaît bien pour y avoir aussi travaillé : le Japon, pays de stress et de traditions, de gadgets et de mémoire, qui a su, lui aussi, préserver son rapport à l'essentiel.
C'est là, précisément, tout le sens du projet de Lucille : partir au Japon en trois saisons pour y établir des parallélismes - culturels, religieux - avec les Tamberma. D'ici-là, parions que Lucille aura souvent rendu visite à ces derniers dans leur village. Elle y a sa maison - une tata - et son surnom : "Tempé". Traduction : la troisième fille !
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
Lucille Reyboz réalise des pochettes de disques pour plusieurs labels. Elle a terminé Tata, un documentaire de 52 minutes tourné au nord du Togo.
Les Chroniques Japonaises de Lucille Reyboz seront exposées du 12 au 15 novembre 2008 chez HSBC France. ces chroniques rassemblent divers moments de son travail sur le Japon et se développent autour de quatre motifs principaux : Le bain, les arbres encordés, série inspirée de la pratique du bondage, les quatre saisons reflétant l’atmosphère paisible et traditionaliste japonaise et le bento, dont le nom est emprunté à la boîte aux multiples compartiments, utilisée pour transporter le repas.