
PROJET PRIMÉ : partir sur les traces de la royauté laotienne en les confrontant aux souvenirs de son prince en exil, Soulivong Savang, 38 ans.
Michel Leroy a connu au moins une grande histoire d'amour : le Laos. Diplômé de l'ESJ, passé par France-Culture, la Voix du Nord, Le Figaro mais aussi Le Progrès Egyptien (Le Caire), ce journaliste indépendant s'est vu confier en 1998 la conception du premier hebdomadaire francophone au Laos.
Le Rénovateur (groupe Vientiane Times) voit alors le jour et il se porte toujours comme un charme. "Ce qui n'était que le fruit du hasard est devenu un coup de foudre" raconte joliment Michel Leroy. Deux ans plus tard, il rentre en France avec le Laos au cœur… et un projet : y retourner, sur les traces de Soulivong Savang, prince d'un royaume aujourd'hui communiste, mais dont la mémoire et le palais font l'objet d'une secrète et prudente dévotion. A l'heure où certaine familles régnantes se rapprochent à nouveau des cercles du pouvoir (Bulgarie, Roumanie, Afghanistan), l'histoire de ce prince en exil n'est pas sans portée. Il est vrai que l'ex-protectorat français qu'est le Laos constitue une part de notre histoire. Et qu'au titre d'Etat tampon entre différents pays, il est amené à jouer plus que jamais un rôle central dans les relations internationales, notamment avec la Chine. C'est dire si la Fondation Jean-Luc Lagarère est heureuse de subventionner le périple de Michel. Un coup de foudre qui s'est transformé en histoire d'amour.
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
En février 2007, il prend la direction du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris. (Il y travaille depuis 2005).