
PROJET PRIMÉ : Parcours photographique le long des frontières orientales, de la Turquie aux portes du Caucase et du Moyen-Orient, aux frontières de la peut-être future Europe.
Rien chez Eric Baudelaire ne suit un itinéraire prédéfini. Sa vie est une succession d’heureux hasards le plaçant sur le chemin de la photographie. Est-ce un hasard ? Pas vraiment car il a toujours vécu dans cet univers avec un père et un oncle exerçant ce métier.
Son Bac Sciences Eco en poche, Eric s’envole pour les Etats-Unis afin de poursuivre ses études. Il y restera dix ans. Il étudie les sciences politiques à l’université de Brown University et se spécialise dans les conflits du Moyen-Orient. Ensuite, direction New-York où il travaille dans le monde de l’Internet avant de tout lâcher, en 2000, pour la photographie. Il travaille avec la presse (Les Inrockuptibles et Libération) et sur des projets de livres (avec les éditions Jean-Michel Place).
Il revient en 2002 à Paris afin de s’exprimer dans la photographie dite documentaire. Son but : se donner le temps de réfléchir, de s’imprégner des gens et des lieux pour mieux saisir le sens de ce qui est caché. La notion des frontières est alors au cœur de ses préoccupations. Pour lui, ces lignes invisibles et mobiles ont fondé l’histoire de l’humanité. La photo est, selon lui, un moyen de mettre des visages et des paysages sur cette histoire. Cela l’aide à comprendre le déroulement et le destin de l’homme.
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
En 2005, il est lauréat du prix de la Fondation HSBC pour la photographie. Eric a publié en septembre 2005 Etats imaginés chez Actes Sud, suivi d’expositions à la galerie 13 Sévigné- Baudoin Lebon à Paris, puis à la galerie du Château d’eau à Toulouse et à L’Arsenal à Metz. Parallèlement, Eric Baudelaire poursuit son projet primé en 2003 : après plusieurs voyages de prise de vue, il prévoit encore « un ou deux déplacements » en Turquie et suit avec attention l’évolution des négociations pour une entrée de ce pays dans l’Union européenne.
En 2006, le lauréat a participé à la 18 ème édition de Visa pour l’image, Festival international du photojournalisme qui s’est déroulé en septembre à Perpignan, avec une exposition intitulée The Dreadful Details (une commande du Centre National des Arts Plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication). A travers ses photos, Eric Beaudelaire s’est posé la question suivante : peut-on encore raconter, émouvoir, alerter les consciences en rendant compte des conflits contemporains ?