
PROJET : Son projet de roman : Le potentiel érotique de ma femme est l’histoire d’un homme fasciné par la façon dont sa femme lave les vitres. Collectionneur dans l’âme, il va tout faire pour retrouver ce geste qui l’a tant ému.
« Le premier roman est toujours la somme de tous les romans ratés de jeunesse » plaisante David Foenkinos. Pour lui le sens de la dérision consiste d’abord à rire de soi-même. L’écrivain se dit martyrisé par ses propres œuvres. Il se laisse guider par son imagination et aime être surpris par elle. « Elle écrit pour moi le premier jet, souligne-t-il. Ensuite, je reprends tout en main pour peaufiner le texte ».
Il ne passe pas un jour sans écrire, d’une façon presque tyrannique car, selon lui, il travaille mieux sous la contrainte. Derrière son envie de faire rire se cache un grand désir de littérature. L’écrivain a un « rapport très physique avec les mots ». Il puise le plus souvent ses inspirations dans les lectures. Il cite volontiers des écrivains comme Albert Cohen. David y trouve un mélange de poésie et d’humour lui ouvrant les portes de l’imaginaire. Il s’est tourné vers l’écriture, par dépit musical. Cet ancien diplômé de l’école de Jazz CIM a tenté de monter un groupe, en vain. Licencié de lettres modernes à la Sorbonne, il a trouvé refuge dans son imagination.
Il a publié son premier roman Inversion de l’idiotie (Ed. Gallimard) en 2002. « Mes amis se sont enfin rendu compte de ma puissance intellectuelle et depuis, ils m’appellent « maître » s’amuse-t-il à faire croire. Grâce à ce livre, il obtient la médaille François Mauriac de l’Académie Française. La même année sort en librairie Entre les oreilles (Ed. Gallimard). Pour son projet, David cherche à conserver l’humour et l’énergie presque surréalistes de ses deux premiers romans, mais en y apportant davantage de profondeur. Son personnage sera soumis à la « dictature de la sensualité » mais de manière absurde.
Son parcours depuis l'obtention de la Bourse
En 2004, il reçoit le Prix Roger-Nimier pour Le Potentiel érotique de ma femme, sorti chez Gallimard, puis en Folio en 2005. Ce roman est traduit dans plus de dix pays. En 2005, sort En cas de bonheur, Flammarion et Une histoire de pieds, court-métrage avec son frère Stéphane, réalisé par Isabelle Madelaine, lauréate Producteur 1991.
En 2006, il publie Les cœurs autonomes chez Grasset et participe avec Jessica L Neslon, lauréate ex-aequo 2005, à l’ouvrage collectif Plumes et Dentelles (Ramsay).
David Foenkinos est l'un des auteurs de Vivre le Sport, un beau livre réalisé à l'initiative de la Fondation Jean-Luc Lagardère et co-édité aux Editions du Chêne (sortie en septembre 2006). Sur chaque ouvrage vendu, deux euros sont reversés à l'association Foot Citoyen, association qui promeut les valeurs citoyennes sur les terrains de football.
En Août 2007, Qui se souvient de David Foenkinos, sort chez Gallimard

David Foenkinos confie à Anouche Setbon le soin de mettre en scène « Célibataires », où Catherine Jacob et Christian Charmetant sont les deniers agents de la dernière agence matrimoniale - Studio des Champs-Elysées depuis le 19 septembre. David Foenkinos sort également un nouveau roman chez Gallimard : "Nos séparations"...
David Foenkinos a obtenu en 2007 d'obtenir le Prix du jury Jean Giono.
Le Grand Prix Jean Giono, créé en 1990 par la femme et la fille de l'écrivain à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, distingue chaque année l'ensemble de l’œuvre d'un auteur de langue française qui a défendu la cause du roman.
Par ailleurs, David Foenkinos était présent sur la 1ère sélection du Prix Femina 2007.